Disklêriadurioù war ar brezhoneg

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Mont da : merdeiñ, klask

Er bajenn-mañ e vo kavet testenioù hag arroudoù eus disklêriadurioù pe destennoù, bet distaget pe skrivet, gant pennadurezhioù evit difenn pe dagañ ar brezhoneg.

1792[kemmañ]

  • Disklêriadur an Abad Grégoire a-enep d'ar yezhoù komzet e Frañs.

1793[kemmañ]

  • Disklêriadur an Abad Grégoire dirak Poellgor ar Silvidigezh Publik a-enep d'ar yezhoù komzet e Frañs. Ainsi disparaitront insensiblement les jargons locaux, les patois de 6 millions de Français qui ne parlent pas la langue nationale car, je ne puis que trop le répéter, il est plus important qu'on ne pense en politique d'extirper cette diversité d'idiomes grossiers qui prolongent l'enfance de la raison et la vieillesse des préjugés.

1794[kemmañ]

1831[kemmañ]

  • Prefeded Penn-ar-Bed hag Aodoù-an-Hanternoz a skriv ul lizher da M. de Montalivet, ministr an Deskadurezh, evit goulenn outañ kas war-raok disleberidigezh ar brezhoneg. Ret eo par tous les moyens possibles favoriser l'appauvrissement du breton, jusqu'au point où, d'une commune à l'autre, on ne puisse pas s'entendre [...] Car alors la nécessité de communication obligera le paysan d'apprendre le français. Il faut absolument détruire le langage breton
  • Isprefed Kemperle, Auguste Romieux, a skriv er Revue de Paris, XXX : Multiplions les écoles, créons pour l'amélioration morale de la race humaine quelques-unes de ces primes que nous réservons aux chevaux ; faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants qui parleront le français...

1837[kemmañ]

  • Diwar c’houlenn enseller ar skolioù kentañ derez eo kondaonet ar skolaer Guillaume Marcel d'un dell-gastiz evit bezañ digoret ur skol er-maez lezenn. Kelenn a rae brezhoneg d'e skolidi e Lokournan.

1845[kemmañ]

  • Isprefed Penn-ar-Bed a zisklêr dirak skolaerien an departamant Surtout rappelez-vous que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne

1846[kemmañ]

  • 21 Du Lizher gourdrouzus a-berzh prefed departamant Aodoù-an-Hanternoz da aotrou 'n Eskob Sant-Brieg. Rebech a ra outañ ar c’hatekiz hag ar pedennoù e brezhoneg en eskopti. C'est en breton que l'on enseigne généralement le cathéchisme et les prières. C'est un mal. Nos écoles dans la Basse-bretagne ont particulièrement pour objet de substituer la langue française au breton...

1890[kemmañ]

  • 30 Here : Lizher a-berzh Charles Dumay, Rener al lidoù relijiel (Directeur des cultes) kaset da brefeded an departamantoù ma komzer ur yezh all disheñvel eus ar galleg. ...il semble que les prêtres qui [...] devraient avoir à cœur de seconder les instituteurs publics et d'aider à la diffusion de la langue nationale, s'appliquent, au contraire, à maintenir des coutumes qui, ainsi que l'expérience ne l'a que trop montré, peuvent n'être pas sans danger au point de vue de l'unité française....

1897[kemmañ]

  • Disklêriadur an enseller Akademikel Dosimont : un principe qui ne saurait jamais flêchir, pas un mot de breton en classe ni dans la cour de récréation.

1902[kemmañ]

  • 29 Gwengolo : Kelc’hlizher Émile Combes, ministr an Deskadurezh hag al lidoù relijiel, da brefeded an departamantoù brezhoneger Vous m'aves rendu compte [...] de l'espèce de ténacité que met un grand nombre des titulaires ecclésiatiques de votre département à donner l'instruction religieuse , y compris le cathéchisme, en dialecte breton. Il est incontestable que le budget des Cultes n'est voté par les Chambres que pour la rémunération, en dehors, bien entendu, de toute la partie liturgique des offices religieux, de services fait dans notre langue nationale...

1903[kemmañ]

  • Goulenn a ra an enseller Akademiezh Dantzer en un danevell kaset da guzul-departamant ar Mor-Bihan ma vo kinniget he skoazell gant an Iliz evit reiñ o fask d'ar c’hallegerien hepken. ...faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français.

1905[kemmañ]

  • Embann a ra Ministr an C’helenn Publik ez eo ar brezhoneg un dialecte" hag ur barbare relique d'un autre âge.

1909[kemmañ]

  • Respont nac’h ministr an deskadurezh d'ur goulenn a-du gant kelenn ar brezhoneg savet outañ gant Paul Guyesse, kannad ar Mor-Bihan. Ne fell ket dezhañ favoriser le séparatisme en Bretagne.

1922[kemmañ]

  • Skrivañ a ra an enseller hollek I. Carré, en e Méthode de language, Ce sont des Français qu'il faut pour franciser les Bretons, ils ne se franciseront pas tout seuls.
  • 15 Gwengolo : Embann a ra ar sokialour Yves Le Febvre kement-mañ er Pensée Bretonne, Le maintien de la langue bretonne n'est pas simplement une erreur, c'est un double mal pour la France et la Bretagne. C'est un mal pour la France dont cette survivance retarde l'unité et amoindrit par contre-coup le pouvoir d'expansion et de rayonnement. C'est un mal pour la Bretagne qu'elle prive d'hommes qui eussent été utiles et glorieux. Un jour viendra, nous l'espérons, où tous les Bretons sauront écrire et parler le français ; ce jour-là la langue bretonne aura vécu [...]. Je crois impossible, absolument impossible, et absolument inutile d'enseigner le beton dans les écoles primaires, les collèges et les lycées.

1925[kemmañ]

  • 19 Gouere : Disklêriañ a ra ministr an Deskadurezh, Anatole de Monzie: Pour l'unité linguistique de la France, il faut que la langue bretonne disparaisse. Koulskoude, n'eo ket sur eo bet graet an disklêriadur gant ar gerioù-se end eeun. Marteze eo bet adaozet un tamm ar c'homzoù gant ar gelaouenn Breiz atao.
  • 14 Eost : En ur c’helc’hlizher e resisa ar ministr Anatole de Monzie n'haller ket implijout ar brezhoneg evit kelenn galleg. Le dialecte local [ne] puisse servir à enseigner le français.

1937[kemmañ]

  • Da heul labour al luskad Ar Brezoneg er Skol e tisklêr an abad Desgranges, kannad ar Mor-Bihan, dirak Kambr ar Gannaded Le mouvement en faveur de l'enseignement du breton prend ainsi peu à peu l'allure d'un véritable plébiscite ha c’hoazh On peut dire qu'à l'heure actuelle dans son immense majorité la Basse-Bretagne est gagnée au principe de l'enseignement du breton.

1947[kemmañ]

  • 3 Mae : Respont dre skrid kabined ministrerezh an Deskadurezh Stad da brezidant Kevread ar C’helc’hioù Keltiek diwar-benn ar c’helenn brezhonek Comme vous le savez, il y a plusieurs dialectes bretons (77 variétés d'après l'Atlas linguistique de Basse-Bretagne de P. Le Roux) et plusieurs orthographes ; il serait donc difficile de mettre au point un breton "moyen" susceptible d'être transcrit et enseigné.
  • Disklêriadur ministr an Deskadurezh Stad, Naelgen, e ti-kêr Roazhon, dirak dileurierezh ar bodad enklask skolveuridi eus Kembre ma keñver la situation des instituteurs dans les régions bretonnantes à celles des instituteurs français en Algérie : leur tâche est d'assimiler à tout prix la population.

1961[kemmañ]

  • 29 Meurzh : War ar skinwel gall e tisklêr ur skolaer eus an Uhelgoad Eh bien, ici, depuis quatre ans, il n'y a plus de problème ; car nous n'avons pas reçu un seul enfant parlant breton. D'ailleurs notre devoir était d'être intransigeant et de ne parler jamais qu'en français. L'enfant doit s'adapter.

1969[kemmañ]

  • 10 Mezheven : Respont an danvez prezidant gall Pompidou da c’houlenn Défense et promotion des langues de France a-du gant ar yezhoù rannvro. Si la volonté des français me porte à la présidence de la République, je ferai en sorte que cette défense des traditions et cultures régionales bénéficie d'un réel appui des pouvoirs publics... Auvergnat, donc Occitan, je suis particulièrement sensible à tous les effots qui sont consentis pour sauvegarder les traditions linguistiques et culturelles de nos provinces et pays. En em zislavaret a raio e-unan d'ar 14 Ebrel 1972.

1972[kemmañ]

  • 14 Ebrel : Ar prezidant Pompidou a zisklêr e Sarres-Union er Bas-Rhin Il n'y a pas de place pour les langues régionales dans une France destinée à marquer l'Europe de son sceau.

1973[kemmañ]

  • Disklêriadur an aotrou Fontanet, ministr an deskadurezh Stad da-heul ur goulenn savet gant ar c’hannad Louis Le Pensec a-zivout kelenn ar brezhoneg er c’hentañ derez il s'agit de savoir si un enseignement généralisé d'une langue régionale durant toute la scolarité secondaire a un caractère de nécessité, voire d'utilité, compte tenu de ses conséquences possibles sur l'équilibre général des enseignements, l'apprentissage des langues vivantes, la pratique correcte de la langue française.

1974[kemmañ]

  • Meurzh : Disklêriañ a ra an danvez prezidant Georges Marchais, e Roazhon Oui, les langues régionales doivent vivre là où elles correspondent à une réalité historique et sociale. Et c'est le cas de la Bretagne.
  • 29 Ebrel : Respont dre skrid an danvez prezidant Valéry Giscard d'Estaing da c’houlenn Défense et promotion des langues de France. J'ai pris connaissance avec une particulière attention de vos remarques ou suggestions visant à revaloriser une part non négligeable de notre patrimoine historique et culturel et qui donc, à cet égard, m'apparaissent intéressantes. La diversité des cultures, des hommes des caractères, des paysages est en effet une des richesses de la France ; il est manifeste cependant que le respect de cette diversité ne peut être réel que si rentre bien clair dans tous les esprits le postulat fondamental de l'Unité Nationale. Toute mesure ou action qui se fixerait un autre objectif ou ne viserait pas l'enrichissement global du patrimoine culurel de la France serait condamnée par l'évolution du monde moderne.
  • 30 Ebrel : Respont dre skrid an danvez prezidant François Mitterrand da c’houlenn Défense et promotion des langues de France. J'ai moi-même écrit clairement et à plusieurs reprises que je déplorais la destruction des cultures minoritaires. Je pense que toutes les formes de bilinguisme sont à encourager. Cela signifie qu'en cas d'élection à la présidence de la République, je soutiendrais les efforts visant à préserver les identités collectives diverses des citoyens français (...) Je pense que la présence de cultures diverses sur le territoire français est une richesse et qu'il faut lutter contre leur uniformisation.

1981[kemmañ]

  • 14 Meurzh : Disklêriadur an danvez prezidant François Mitterrand en Oriant, Le temps est venu d'un statut des langues et cultures de France. Le temps est venu de leur ouvrir grande les portes de l'école, de créer les sociétés régionales de radio et télévision permettant leur diffusion, de leur accorder toute la place qu'elles méritent dans la vie publique.

1985[kemmañ]

  • 18 Mezheven: Da-heul krouidigezh ar CAPES yezhoù rannvro en desped d'e youl e tisklêr ministr an Deskadurezh On ne rendra pas services aux jeunes en leur apprenant des langues qui ne leur ouvrent aucune perspective.

1990[kemmañ]

  • 23 Ebrel : en e respont da Marie Jacq, kannadez Montroulez diwar-benn implij ar brezhoneg el lezioù-barn e embann ministr ar Justis ...il n'apparait pas souhaitable de permettre à des personnes parlant couramment notre langue nationale de s'exprimer devant les juridictions dans une langue régionale. Chacun s'accorde en effet à reconnaitre qu'une langue commune constitue le réel ciment de l'unité nationale.

1992[kemmañ]

  • 13 Mae : E-ser un diviz diwar-benn Feur-emglev Maastricht, e tegaser un enkemmad e mellad 2 Bonreizh Frañs. Dont a ra ar galleg da vezañ yezh ar Republik. Disklêriañ a ra ar c’hannad René Pandraud bet ministr, Je rends hommage à l'école laïque et républicaine qui a souvent imposé le français avec beaucoup d'autorité - il fallait le faire - contre toutes les forces d'obscurantisme social, voire religieux, qui se manifestaient à l'époque. Je suis également heureux que la télévision ait été un facteur d'unification linguistique. Il est temps que nous soyons français par la langue. S'il faut apprendre une autre langue à nos enfants, ne leur faisons pas perdre leur temps avec des dialectes qu'ils ne parleront jamais que dans leur village : enseignons leur le plus tôt possible une langue internationale !.

Mammennoù[kemmañ]

  • Abalain, Hervé. Histoire de la Langue bretonne. Emb. Jean-Paul Gisserot. Luçon. 1995
  • Gwegen, Jorj. La Langue bretonne face à ses oppresseurs. Emb. Nature et Bretagne. Kemper. 1975.
  • Piriou, Yann-Bêr. Ar Mallozhioù ruz. Emb. P. J. Oswald. Pariz. 1974